La communauté internationale a pris conscience du grave problème posé par la prolifération - relativement récente - de mines antipersonnel indétectables posées en grande quantité dans un but souvent de guérilla, avec comme effet de rendre la vie civile impossible dans de larges zones. On parle de zones polluées, le nombre présumé de mines disséminées est de plusieurs dizaines de millions, des études bien documentées et complètes détaillent l'ampleur du problème.
Des "Organisations Non Gouvernementales" (ONG) ont
décidé de lutter ensemble pour que les mines soient
éliminées. Elles se sont réunies pour mener la
"CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR ERADIQUER LES MINES" (International
Campaign to Ban Landmines, ou ICBL), sous la direction de JODY WILLIAMS.
Cette action méritoire a valu à Jody Williams et aux ONG le prix Nobel de la Paix.
Cette action a abouti en décembre 1997 à la Convention d'OTTAWA, et au Traité d'Interdiction des Mines.
Tous les détails concernant le traité et la progression du déminage sont sur le site internet www.icbl.org .
Sur ce site, on trouve une enquète annuelle approfondie
présentant la progression du déminage (voir sur ce site
le "LANDMINE MONITOR")
La convention d'OTTAWA, ratifiée par pratiquement tous les pays européens, exige l'éradication de toutes les mines antipersonnel dans un délai de dix ans. Dépolluer une zone coûte cher en argent, en temps et surtout aussi en blessures ou vies humaines. Les zones infestées de mines sont situées le plus souvent dans des pays du tiers-monde, dits en voie de développement et qui ont connu une période de troubles; ces pays manquent des ressources pour réaliser le déminage systématique.