Le problème des mines se pose de manière aiguëe
depuis la seconde moitié du vingtième siècle :
d'une part, de nombreux conflits de basse intensité se
développent à la suite de la décolonisation,
d'autre part l'utilisation de l'industrie du plastique permet la
fabrication à très bas coût de mines difficiles
à détecter car contenant très peu de métal.
Les mines se répandent de manière anarchique, car leur
pose est peu onéreuse financièrement et en moyens ;
on ne se pose pas la question de leur enlèvement, ni celle de
leur utilité tactique et stratégique contre l'adversaire
armé. Plus encore, la finalité est souvent terroriste :
l'explosion d'une mine dans un territoire retrouvé par les
réfugiés terrorise ceux-ci et les empèche
d'exploiter le territoire, qui doit être entièrement
déminé. Les victimes sont souvent des civils et
malheureusement des enfants.
Il faut bien réaliser que des efforts importants sont
engagés depuis les années 1990 : le Traité
d'Interdiction des Mines réduit presque à néant
les nouveaux minages et le déminage des importantes surfaces
minées est très avancé. Le nombre des victimes
décroit fortement ces dernières années, du fait
bien sûr du déminage, mais aussi et surtout du fait d'une
éducation soignée des populations des zones à
risque (des enfants surtout), qui réduit notablement le nombre
d'accidents.
Il reste cependant beaucoup à faire. L'action de
l'association se concentre sur le développement d'une
méthode nouvelle de déminage : DEMICHAIN.